Dr Anwar CHERKAOUI
Après la 1ere édition du congrès Africain d’anatomopathologie digitale ( Marrakech 2025) et la 2eme édition (Agadir 2026), ce forum Africain s’apprête à s’envoler en Égypte en 2027, indiquent Dr Hicham EL ATTAR (Maroc) et Pr Bassma El SABAA (Égypte).
C’est ainsi que les travaux du 2eme congrès Africain d’anatomopathologie digitale se sont déroulés les 28, 29 et 30 avril 2026 à Agadir, avec la participation d'une pléiade d’experts représentant plusieurs pays africains.
Ce conclave a discuté pendant trois jours d'une série de thématiques liées à la digitalisation de l’anatomopathologie en Afrique qui marque la transition irréversible d’une pratique médicale vers l'ère de l'intelligence artificielle.

Selon les organisateurs de cette rencontre scientifique, la digitalisation de l’anatomopathologie en Afrique avance à des rythmes contrastés selon les pays, mais elle repose partout sur une même promesse : réduire les fractures sanitaires tout en améliorant la qualité et la rapidité du diagnostic.
Et d'ajouter que derrière cette dynamique continentale, chaque nation construit progressivement son propre modèle, oscillant entre innovations pionnières, volontés politiques affirmées et contraintes structurelles persistantes.

Dr Hicham El ATTAR, co président de ce congrès Africain a indiqué que ce conclave réunit des experts en provenance de plusieurs pays africains, d’Europe, du Canada et des Etats Unis, notant que cette rencontre se veut une occasion scientifique majeure pour promouvoir l'échange des expertises en matière de la digitalisation de l’anatomopathologie .
La digitalisation de l’anatomopathologie ne constitue pas seulement une avancée technologique a-t-il souligné, expliquant qu'il s'agit d'une réponse concrète aux inégalités d’accès aux soins, un levier pour la médecine de précision et une opportunité de bâtir une médecine africaine connectée, collaborative et tournée vers l’avenir.

Grâce à la télépathologie, un expert peut désormais analyser à distance des prélèvements provenant de régions isolées. Elle améliore également la rapidité et la fiabilité du diagnostic, grâce au partage instantané des images et à la possibilité de recourir à des avis multiples, insiste Dr Cherkaoui, responsable de la communication de ce congrès.
Cette technique ouvre surtout la voie à l’intelligence artificielle, capable de pré-analyser les lames, de hiérarchiser les cas urgents et d’assister le pathologiste dans sa prise de décision.
Elle constitue un levier majeur pour la formation et la recherche, en permettant la création de bases de données d’images adaptées aux réalités africaines.
Prennent part à ce congrès des experts de plusieurs pays africains dont le Maroc, le Sénégal, l'Égypte, l'Éthiopie, la Libye, la Tunisie, le Soudan, la RDCongo, le Rwanda, le Congo, la Guinée et le Kenya outre des experts internationaux
